Témoignage de Véronique

Nous étions le 9 juillet 2010, les vacances d’é venaient tout juste de commencer, j’avais 43 ans. Une douleur insupportable à la base du poumon gauche et dans le dos m’empêchait de respirer. Le souffle me manquait, un sentiment angoissant de mort imminente m’envahissait.
Mon compagnon me conduisit à l’hôpital, quelques heures plus tard une embolie pulmonaire bilatérale était diagnostiquée. De nombreux emboles étaient présents dans mes poumons. La douleur à la base du poumon gauche était en lien avec un infarctus pulmonaire. Un écho doppler a mis en évidence quelques jours plus tard la présence d’une thrombose veineuse profonde au niveau du mollet gauche.
Les différentes investigations (scanner abdopelvien, échographie, bilan de thrombophilie) ne révélèrent aucune anomalie.
J’avais une profession plutôt sédentaire mais j’étais non fumeuse, sportive (natation deux fois par semaine, randonnée) et ne présentais à priori pas de facteurs de risques.
Le chef de service de l’hôpital évoqua un lien avec ma contraception que je dus immédiatement arrêter. J’étais sous Nuvaring (anneau vaginal).
On me plaça pour une durée de six mois sous AVK. C’est un traitement anticoagulant contraignant réclamant une surveillance médicale importante. Je devais porter également des bas de contention.
La phlébite du mollet gauche m’a laissé des séquelles et m’oblige à porter une contention à vie.
J’ai obtenu un congé longue maladie de 6 mois puis une reprise à mi-temps thérapeutique de 3 mois.
Au bout de six mois j’ai pu arrêter le traitement anticoagulant.
Pendant des mois, j’ai vécu dans la crainte d’une rechute fatale avec des douleurs aux poumons, un manque de souffle et de la fatigue.
Aujourd’hui, je vais mieux, j’ai repris la natation, la randonnée… Mais il m’arrive souvent de faire des cauchemars, je rêve que je m’étouffe. A la moindre douleur dans la poitrine, j’angoisse, je redoute une nouvelle embolie.

Actuellement, les effets dangereux des pilules de troisième et quatrième génération sont mis au grand jour mais d’autres moyens de contraception tout aussi dangereux, voire plus, sont également responsables d’accidents graves. Pourquoi ne parle-t-on pas davantage de l’anneau et des patchs contraceptifs ? Pourquoi la HAS ne communique-t-elle aucune information à ce sujet ? Alors que ces dispositifs comportent comme les pilules de 3ème et 4ème générations une association similaire d’hormones ?
Véronique