Béatrice, Victime d’une Phlébite, Diane 35

En février 2011, en concertation avec mon médecin traitant, je commence à prendre la pilule (générique de la Diane35) pour régler des problèmes d’acné « rebelle ». Je suis en parfaite santé, non fumeuse et c’est la première pilule que je prends (après avoir fait les analyses de sang prescrites). 2 mois plus tard, lors d’une après midi de jardinage, mon bras droit commence à enfler. Je ne m’inquiète pas tout de suite mais le lendemain, mon bras à doublé de volume et je ne peux plus bouger les doigts. Je termine le week-end aux urgences où l’on me diagnostique une phlébite. La veine principale de mon bras est totalement obstruée. Résultat : 3 mois d’anticoagulants, quelques semaines d’arrêt de travail, l’obligation de porter un manchon de contention pendant 2 ans et demi…et une batterie de tests qui révèleront que je n’ai aucune anomalie génétique mais une simple « pince mécanique » (appelée également Syndrome du Défilé Thoraco Brachial) entre la dernière côte et la clavicule qui réduit l’espace prévu pour la veine principale. La pilule a donc é le déclencheur.
Je m’en suis plutôt bien sortie et je n’aurai normalement pas de séquelles à long terme.
Je tenais à apporter mon témoignage notamment pour rappeler que les anomalies génétiques ne sont pas les seules « prédispositions » à la survenue d’une embolie ou phlébite et que dans de nombreux cas, aucune « raison » n’est identifiée, sinon peut-être la pilule.
Aujourd’hui, nous n’avons sans doute pas d’idée précise du nombre d' »accident » dont ces pilules sont responsables et ils sont peut-être beaucoup plus nombreux qu’on ne veut bien nous le dire.