Anne-Gaële, Victime d’une Embolie Pulmonaire, 24 ans, Triafémi

Bonjour,

Je souhaite apporter mon témoignage également. J’ai prsque 30 ans aujoud’hui et ai été victime d’une embolie pulmonaire à l’age de 24 ans. Voici l’historique de cet accident :

2001
Prise de pilule de 2ème génération : Minidril

2006
Problème d’acné, une dermatologue me propose de changer de pilule.
Prescription de Triafémi, pilule de 3ème génération

Eté 2007
Apparitions de problèmes de jambes lourdes, sensations de gonflement des jambes et des pieds, sensations de brulures et de chaleur intense aux pieds. Réveils nocturnes dûs à ses sensations.  Douleur au mollet gauche et gonflement d’une veine. Insomnies. Grosseur au niveau de la cuisse gauche (que le médecin ne relève pas)
Consultation d’un généraliste. Il me propose de changer de pilule et de faire cautériser la veine.
Prescription de Jasmine, pilule de 3ème génération.

Septembre – Décembre 2007
Fatigue de plus en plus intense, perte de cheveux, angoisse, sensation de froid permanente.
Perte des repères (je me perds à 3 rues de chez moi, je ne sais plus si nous somme le matin ou le soir)
Je deviens nerveuse et ne cesse de toucher le visage, les cheveux pour m’aider à rester éveillée et concentrée au travail.

Janvier 2008
Douleur dans l’épaule, le dos le mardi et le mercredi  toute la journée
La douleur s’intensifie après les repas.
Nuit du mercredi au jeudi :
Forte douleur au niveau des côtes, je prends plusieurs doliprane et des douches chaudes, de plus en plus chaude,  puis brulantes pour tenter de faire disparaitre la douleur. Réveil vers 2h du matin, il m’est impossible de rester allongée (j’ai le souffle coupé par la douleur), je reste assise au lit quelques heures sans pouvoir me rendormir. La douleur empire, il m’est impossible de rester assise. Le jour se lève, je reprends des antidouleurs et vais travailler.
Ce jeudi matin j’avais une longue réunion ou j’ai eu le plus grand mal à rester concentrée, je devais réguler ma respiration : inspirer suffisamment pour m’éviter une sensation d’étaux au niveau des temps mais pas trop pour m’éviter une douleur très aigue au niveau des côtes.
J’hésite plusieures fois à me lever car la station assise m’est extrêmement pénible. La réunion s’achève enfin et je songe à rentrer chez moi, je suis épuisée. Au vue de la quantité de travail à effectuer, je décide d’aller me restaurer et de quitter le travail tôt dans l’après-midi. La station debout me permets plus d’aisance à respirer même si une douleur sourde est perpétuellement là depuis 3 jours.
A la cantine, je manque de tomber dans les pommes en attendant debout d’être servie, je m’installe à une table avec mes collègues mais de nouveau une douleur foudroyante me coupe le souffle. Une collègue m’emmène à l’infirmerie.
L’infermière veut me faire allonger ou assoir mais cela est impossible, le douleur est moins vive debout.
J’ai mal à la nuque, à l’épaule droite. J’ai une douleur diffuse dans le dos et un point très sensible sous la côte droite.
Le trajet avec les pompiers est pénible car ils m’interdisent de rester debout dans le camion.
A l’hôpital, je suis prise en charge et l’on suspecte vite un problème pulmonaire. Les examens vont s’enchainer et le diagnostic tomber : embolie pulmonaire à 24 ans.

Anne-Gaële