Sophie, 31 ans, Victime d’une embolie pulmonaire, Trinordiol

Bonjour,

Je tiens à soutenir votre combat en y apportant mon témoignage.

Durant l'année 2013, je me suis plainte à mon médecin traitant que j'avais le souffle coupé de temps en temps après avoir monté des escaliers. Il m'avait dit qu'avec le sur-poids c'était normal. Mais j'avais cela pendant mon régime. Il m'a juste dit "c'est à surveiller". J'avais ensuite l'oreille droite qui se bouchait quand je marchais et je rentrais chez moi épuisée.
La semaine avant mon hospitalisation, j'ai eu une bronchite qui ne se guérissait pas. Un matin je n'arrivais plus à marcher, mon cœur s’accélérait et ma respiration était saccadée. Cela a duré plusieurs jours. J'ai passé le réveillon de Noël dans cet état. Le lendemain, je vomissais, toussais, et je n'étais plus vraiment  là. J'ai été faire une prise de sang le jour suivant, sur le chemin du retour je me suis évanouie dans la voiture. Mon père a essayé de me ramener comme il le pouvait à la maison. Il a appelé le SAMU. Ils lui ont dit de n’emmener aux urgences. Il a préféré appeler mon généraliste avant. il est venu m'ausculter. J'avais 9 de tension, il a trouvé préférable de n’emmener à l’hôpital en me rassurant il m'a dit que je serai rentrée le soir même. Arrivée à 14h j'ai eu le diagnostic vers 0H grâce à un scanner.
J’ai fait une embolie pulmonaire bilatérale massive et un caillot dans le cœur. J’étais sous Trinordiol. J’avais prit cette pilule de mes 18 ans à mes 22 ans. Je l’ai stoppé. Je n’ai rien prit entre. Et je l’ai reprit à mes 31 ans. A l’époque où j’ai reprit la pilule, j’avais commencé un régime + du sport (j’ai perdu 30 kilos sur l’année). Un an après j’ai fait l’embolie.  J’ai fait plusieurs examens pour savoir quelle en était la cause : des tests génétiques, échographie, doplair etc. Il en est rien sortie de particulier. J’ai des phlébites dans la jambe droite. J’ai les anticardiolipides Igg légèrement élevés.
Ma nouvelle gynécologue et mon cardiologue m'ont confirmé que c'est la pilule qui a été le plus gros facteur dans mon cas.

Je suis restée 9 jours à l’hôpital. On m'a dit que j'avais 5 à 10% de chance de survie la nuit de mon hospitalisation. On peut dire que j'ai eu de la chance malgré tout se qui m'est arrivé. Mais cela reste quand même un choc. J'essaie de réaliser mais j'ai encore du mal.

J’espère que votre association arrivera à ses fins.

Cordialement,
Sophie.