Maryse pour sa fille Sofia, décédée à 25 ans d’un arrêt cardiaque, Varnoline Continue

Témoignage de Maryse pour ma fille Sofia
 
Le dimanche 14 août 2011 je suis tirée de mon sommeil par la sonnerie de mon portable. Bouleversé le petit ami de ma fille  Sofia m'apprend que cette dernière vient de faire un arrêt cardiaque, une ambulance la conduit en réanimation à l'hôpital XXX.
 
Je n'y comprend rien, elle est en parfaite santé , je lui ai parlé la veille au soir tout allait bien.
Il passe me prendre, nous nous rendons à l'hôpital. Deux médecins nous reçoivent le visage fermé, malgré leurs efforts ils ne sont pas parvenus à la réanimer.
Je bascule en plein cauchemar.
Assez rapidement une autopsie est proposée afin ,éventuellement, d'élucider l'origine de l'arrêt cardiaque réfractaire qui a coûté la vie de ma fille.
L'idée que l'on touche  à l'intégrité de son corps m'est insuportable et inconcevable. Je refuse.

Rapidement notre médecin de famille, affirmant que Sofia n'avait présenté aucune pathologie cardiaque, nous orientera sur la piste de la pilule contraceptive.
Il se trouve que c'est lui même qui le 21 janvier 2011 lui avait prescrit en première intention le contraceptif troisième génération Varnoline Continue, puis en avait ensuite effectué le renouvellement le 4 mars suivant pour une période d'un an, sans qu'aucun bilan sanguin n'ai été exigé.
 
Sofia était sportive ,ne buvait pas d'alcool et ne fumait pas. 
Elle était chanteuse et avait du talent, sous contrat dans une maison de disques elle attendait la sortie de son album.

J'ai appris  par son petit ami que les jours précédents son décès, à deux reprise  elle avait ressenti un pincement fugace dans la poitrine,  rien d'alarmant en temps ordinaire.
Rétroactivement un ami m'a fait part d'avoir remarqué en mai au cours d'une ballade, un essoufflement inhabituel chez Sofia.
 

Le matin du drame des difficultés respiratoires l'avait contrainte à s'allonger , mais à aucun moment elle n'a mesuré la gravité de la situation.
Comment aurait-elle pu penser qu'un médicament puisse lui oter la vie, puisqu'il avait passé tous les contrôles,  reçu toutes les autorisations du plus haut organisme de santé, et qu'il lui était prescrit par un médecin en qui elle avait toute confiance .
 
Et surtout pourquoi, au moment de se voire prescrire une première pilule, qui plus est de troisième génération, ne l'a t-on pas non plus prévenue des nombreux symptômes annonçant une éventuelle complication thromboembolique, qui aurait pu l'alerter.
 
Sans information fiable et transparente, ma fille de 25 ans n'a eu aucune chance de s'en sortir, plongeant tout une famille dans le drame.

J'accuse le système de santé de la mise en danger de la vie d'autrui, de ne pas imposer un bilan sanguin complet et ciblé avant la prise d'un médicament dangereux comme la pilule, ainsi qu'une surveillance systématique pendant toute la durée du traitement, permettant  de déceler toutes modifications anormales.
 
Maryse