Sandrine, Victime de thrombose veineuse, Minerva

Je vous écris tout mon émoi de cette semaine, en entendant à la radio dès lundi matin, le décès récent d’au moins 4 jeunes femmes et en lisant notre journal local « Le Dauphiné Libéré » titrant « Morte à 26 ans à cause de sa pilule ? ».
Je prends ainsi connaissance de l'intérêt de Maître Elsa SCHEIDER-TRUPHEME pour cette tromperie aggravée et homicide involontaire, selon sa plainte. Alors qu'elle évoque le début d’« un scandale sanitaire », je tiens à lui apporter mon témoignage. Il peut peut-être encore étayer son avis macabre sur ce type de contraception, son dossier contre le lobby pharmaceutique, dont nous sommes tous plus ou moins victimes, aujourd’hui, patients, familles orphelines. Cette confession peut me permettre également d’accepter de ne plus pouvoir donner mon sang, éventuellement ma moelle osseuse, ces démarches philanthropiques et personnelles me tenant pourtant beaucoup à cœur, pour lesquelles je n’avais aucune contrindication médicale jusqu’à ce diagnostic du mercredi 21 juillet 2010.
        Je souffre depuis ma préadolescence d’acné sévère. Ma peau disgracieuse m’a incitée à accepter, sur conseil médical avisé, des traitements dermatologiques draconiens du type « ROACCUTANE », vers 20 ans, ou plus tard, après ma première grossesse (2000) une contraception orale avec « DIANE 35 » ou son générique « MINERVA ».
        Bien que j’ai un suivi régulier en gynécologie (visites, frottis, analyses de sang), que je n’ai jamais fumé, que je semble en forme physique et morale, je subis dès 2009 des petits essoufflements passagers, me semblant anodins au début, que je mettais sur le compte d’une dizaine de kilos superflus (après 2 grossesses en 2000 et 2003, ainsi qu’une fausse-couche en 2002), de fatigues épisodiques et normales pour une femme active épouse et mère, de mon manque d’activités sportives assidues. Ces dyspnées de plus en plus fréquentes et menaçantes, comme ma douleur et mon œdème au mollet gauche, diagnostiqués en juin comme étant une tendinite, m’ont conduite à consulter mon médecin traitant, qui alertée par ces nouveaux symptômes et une prise de sang révélant une thrombose, m’a faite hospitaliser en urgence, le mercredi 21 juillet 2010.
        De prises de sang fréquentes (TP-INR, du 21/07/2010 au 14/01/2011), en dopplers veineux (phlébite récente suro-poplitéo-FSG jusqu’à 10 cm de sa terminaison), d’injections, en compressions par bas-cuisse de classe 3 du lever au coucher, de scanners (embolies pulmonaires bilatérales), en prises d’anticoagulants, d’hospitalisation (du mercredi 21 juillet au mardi 27 juillet 2010), en arrêt de travail, d’examens cytologiques, en frottis cervicaux (non suspects), de recherches de thrombophilie biologique acquise (scanner thoraco-abdomino-pelvien, biologie sanguine, marqueurs, recherche de sang dans le selles), en résultats, je suspecte insidieusement ma contraception, sans que mon hypothèse soit formellement corroborer par les différents avis médicaux.
        C’est pourquoi aujourd’hui, je me permets d'écrire. Aussi, si mon témoignage vous intéresse, peut servir à faire connaître ce problème, je tiens les éléments à disposition. En espérant qu’il n’y ait plus de victimes de ce genre…