Marina, 26 ans, Victime de thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire, Minidril

Bonjour,
 
J'ai été victime fin avril 2013 d'une phlébite et d'une embolie pulmonaire bilatérale. Je prenais Minidril (2eme génération) depuis 4-5 ans (avec quelques périodes d'arrêt).
 
Mon corps a fait un rejet à la pilule : du jour au lendemain, mes règles ne sont plus arrêtées et se sont intensifiées de jour en jour (ménorragies). Au début, ma gynéco a pensé que j'avais oublié un comprimé, puis que j'avais un quiste, puis un polype, puis que la pilule était peut-être sur-dosée… On m'a prescrit de l'Exacyl (coagulant en ampoule) pendant 10 jours puis Méthergin (coagulant très fort que je n'ai pas supporté et qui m'a causé des douleurs aux jambes), puis Lutenyl (progestérone)….bref après 20 jours de crises d'anémie avec une tension qui chutait à 8…ma gynéco m'a prescrit un curetage hémostatique (hospitalisation pendant 24h).
 
On m'a remis sous Exacyl (en perfusion puis en ampoule) et dès ma sortie de l'hôpital, j'ai commencé à ressentir une douleur à mon mollet gauche. La douleur ressemblait à une sorte de courbature mais c'était pas continu. Le 4eme jour, mon mollet a légèrement gonflé et mes parents m'ont amené à l'hôpital pour un contrôle : c'était bien une phlébite. Deux jours plus tard, le cardiologue a demandé un scanner pour vérifier et j'avais bien fait aussi une embolie sans même m'en être aperçue !
Les médecins m'ont bien fait comprendre que j'étais passée pas très loin de la mort (et j'y serais restée si j'avais été fumeuse). Je suis restée 12 jours hospitalisée avec une semaine d'alitement strict (je le souhaite à personne).
 
Après 6 longs mois d'anti-coagulants, de prises de sang et de collants de contention, me voici sortie de mon calvaire et sans aucune séquelle.
 
Suite à mes derniers examens sanguins en novembre (recherche de mutation du gène de prothrombine > test négatif), je ne présente aucun signe ou contre-indication à la prise de pilule. La pilule est bien à l'origine de tout cela mais les médicaments qu'on m'a prescrits par la suite, ont sans doute aggravé les choses (notamment les coagulants).
 
Maintenant aucun médecin ne peut/veut me prescrire de moyen de contraception hormonal (pilule, anneau ou autre) sauf de la progestérone. Suite à tout ce que j'ai vécu, j'ai refusé cette dernière et finalement on vient donc de me poser un stérilet au cuivre (je suis pourtant nullipare). Tout va bien à part quelques douleurs lors de mes règles mais j'avais ça avant de prendre la pilule.
 
Marina, 26 ans
 
ps : je suis prête à témoigner ou à prendre part pour un procès commun avec d'autres victimes (j'ai gardé tous mes résultats sanguins et examens pour preuve).