Marie, 25 ans, Victime de thrombose veineuse profonde, Yaz

Aujourd'hui âgée de 25 ans, je tiens à témoigner sur ce que j'ai vécu en juillet 2009 à l'âge de 21 ans.

J'étais tranquillement assise dans mon canapé quand subitement, en me levant, j'ai ressenti un claquage au niveau de la jambe gauche. Je boitais mais ne soupçonnais point que j'étais victime d'une thrombose veineuse. Cela faisait six mois que je prenais la pilule YAZ, prescrite par mon gynécologue qui avait pourtant été averti de ma consommation de cigarettes.

Suite à ce claquage, j'ai consulté deux medecins qui ne se sont pas plus inquiétés de cette douleur grandissante et atroce, me prescrivant simplement des anti-douleurs. Plus les semaines défilaient et moins j'arrivais à poser la jambe au sol. Tous les soirs je pleurais de douleur, convaincue que les médicaments me soulageraient. A bout de force et conseillée par un ami, j'ai contacté un kiné du sport qui, en touchant ma jambe, a de suite conclu à une phlébite, mais je ne savais pas ce que signifiait ce terme.
Je pars de ce pas aux urgences pour faire un echo doppler, et là le verdict tombe, j'ai une thrombose veineuse profonde avec toutes les explications qui vont avec. Le monde s'écroule, je ne peux rentrée chez moi et vu l'extrème gravité de la situation, je suis opérée le lendemain matin. Cette opération, qui devait durer 8h, sera finalement interrompue au bout de 4h car ma vie est en danger. Le caillot se trouve au niveau du bas ventre et les medecins ont pu déboucher la veine partiellement.
Après 3 semaines d'hospitalisation, je réapprends à marcher (sensation très bizarre), je dois prendre de la coumadine quotidiennement pendant un an et porter des bas de contention force 3. Mes semaines sont ryhtmées par des prises de sang. Ma nouvelle gynécologue me prescrit Cerazette, laquelle me fera avoir des règles durant 4 mois sans interruption. Elle m'en prescrit une autre, Microval, et le même problème se reproduit.

En 2011, je décide d'arrêter toute pilule par peur d'une récidive. J'aspire à retrouver un semblant de vie normale.

Aujourd'hui, le caillot a diminué mais je sais que je garderai des séquelles à vie. Je ne prends plus de médicaments sauf pour les longs trajets (lovenox par injection), ma douleur à la jambe gauche a fortement diminué bien que très vive lors de marche rapide ou pratique sportive.

Ce fut un épisode très douloureux, l'avenir me semblait si triste mais je me suis relevée avec le sourire et avec l'espoir de réaliser mes rêves…un grand merci à mes proches!!

Une forte pensée pour toutes ces femmes victimes

Marie