Marie, 21 ans, Victime d’AVC, Minidril

Au mois de novembre 2012 ma généraliste m'a prescrit Minidril pour remédier à mes problèmes de règles (fortes douleurs, règles hémorragiques, cycle irrégulier). Après m'avoir demandé si je fumais (et uniquement cela), elle m'a fait une ordonnance pour un contrôle sanguin trois mois plus tard, en me précisant bien qu'il n'y avait pratiquement aucun risque avec cette pilule. Le 17 janvier au soir, soit à la fin de ma deuxième plaquette, j'ai fait un AVC – un infarctus paramédian pontique gauche – qui aurait pu me provoquer un arrêt cardiaque. J'ai passé trois semaines à l'hôpital dont une en soins intensifs, je débute mon deuxième mois de rééducation, la route est longue, mon genou est encore trop fragile pour me porter, les sensations de ma main droite reviennent doucement. Sans oublier les migraines, le traitement à vie, et l'impact psychologique…
Un hématologue se penche actuellement sur mon cas (analyse des facteurs de coagulation, étude génétique…). Les médecins s'accordent à soupçonner une anomalie de la coagulation, strictement incompatible avec tout contraceptif hormonal.
J'ai 21 ans, je ne fumais pas, je n'avais pas de diabète, pas de cholestérol, pas de surpoids, j'avais seulement des douleurs pendant mes règles, c'est ainsi qu'on y remédie: en prescrivant automatiquement et aveuglément un traitement qui est tout sauf anodin.