Fanny, 22 ans, Victime d’embolie pulmonaire, Mercilon

Quelle émotion en regardant Envoyé Spécial jeudi dernier… Et en découvrant tous les témoignages sur ce site, qui me renvoient à ma propre histoire alors que je croyais n'être qu'un cas isolé, victime d'un gros pas-de-bol.
En 2005, j'avais tout juste 22 ans. Je prenais Mercilon (pas fumeuse, pas de facteur de risque).
Un matin, je me réveille avec une douleur dans le mollet gauche, comme si j'avais eu une mauvaise crampe pendant la nuit. Le lendemain, c'est toujours là. Et ça empire. Je commence même à boiter. Bah, encore quelques jours et les partiels seront finis, j'aurai alors largement le temps d'aller chez le médecin si ça ne passe pas d'ici là.
En parallèle, je suis de plus en plus essoufflée. Je fais 10 mètres pour rejoindre ma voiture et je n'en peux plus. J'ai le pouls à 120 alors que je suis au repos, sur le canapé, en train de potasser. Ça doit être le stress, la fatigue…
Le dernier jour d'examen, je n'arrive carrément pas à monter les 3 étages de la fac pour rejoindre ma salle. J'ai le cœur qui s'emballe, je suis obligée de m'asseoir plusieurs fois sur les marches. On m'apporte un verre d'eau sucrée…
Finalement quelques heures plus tard, je m'écroule dans mon amphi. Pratique, la fac est en face du CHR et des urgences cardiologiques. Verdict : embolie pulmonaire bilatérale massive, à cœur pulmonaire aigu. En clair, je l'ai échappée belle.
Je précise qu'aucun problème de trombophilie n'a pu être trouvé. Mais que d'angoisse au moindre essoufflement ou à la moindre petite douleur dans la jambe !
En tout cas, je réalise aujourd'hui que c'est une plutôt chance énorme que j'ai eue…