Emilie, 23 ans, Victime d’une embolie pulmonaire, Jasmine

Bonjour à toutes et à tous,Je suis originaire de la Guadeloupe, âgée de 28 ans aujourd’hui, vivant à Dijon et j’attends une petite merveille pour le mois de février 2015.Donc mon aventure, je dirais plutôt ma mésaventure a débuté quand je suis tombée malade en mars 2009. Mon problème de santé a été diagnostiqué en décembre de la même année.Toute heureuse d’enfin connaitre le nom du mal qui me rongeait, et d’être suivie par un équipe médicale de choc je leur ai accordé ma confiance à 100%.En effet le 19 décembre 2009, je sais que je suis atteinte d’un pemphigus vulgaire ; une maladie auto-immune de la peau qui touche la peau et les muqueuses.Un gros traitement m’a été prescrit et pour limiter tous risques de grossesse, une jeune interne en médecine m’a prescrit la Jasmine.Aucune analyse n’a été demandée, ni faite pour voir quels étaient les risques de la prendre.Si je savais su ce qui m’attendait avec cette pilule, je n’aurais même pas ouvert la boîte, la plaquette et pris cette « chose » pendant 1 mois et 3 semaines.Au bout de quelques jours de prise, j’ai commencé à avoir des douleurs aux jambes,à la poitrine j’en ai parlé à mon médecin traitant de l’époque et d’autres personnes qui me disaient « oh ben c’est peut être du au traitement pour ta maladie de peau ».Ensuite ont apparus les saignements (nez), là j’appelle le service dermato et ils me prennent en consultation d’urgence et conclusion c’est du au pemphigus.Mais jamais les effets secondaires de la pilule ont été mentionnés.Mon EP est survenue 5 jours avant mon 24ème anniversaire et pourtant ce jour là en hôpital de jour (dermato) je me suis plainte de douleurs à la jambe droite (un écho-doppler a été fait résultat rien), de douleurs à la poitrine et de difficultés à respirer mais rien. Une étudiante en médecine m’a longuement parlé, réconforté et je suis rentrée chez moi, du moins dans ma chambre de 9m² en résidence universitaire (4eme étage).En sortant de l’hôpital, je passe à la pharmacie (où ils me connaissent aujourd’hui depuis 5 ans) et là une pharmacienne qui aujourd’hui est à la retraite a tout tenté pour me faire rester jusqu’à la fermeture de la pharmacie pour qu’elle me raccompagne.J’ai refusé en lui disant que j’étais trop fatiguée, donc elle m’a fait promettre d’appeler à la pharmacie pour lui dire que j’étais bien rentrée.Mais je n’ai pas eu le temps de le faire car le fait d’avoir marcher m’a encore plus épuisée que d’habitude.La seule personne que j’ai pu contacté était une copine de classe (une guadeloupéenne tout comme moi que j’ai rencontré à Dijon sur le banc de la Fac) en lui disant que je ne me sentais pas bien qu’il fallait qu’elle vienne.Et à peine j’avais raccroché que débutait mon calvaire, je cherchais de l’air et à trop en cherché j’ai fait une crise d’angoisse. Elle arrive enfin et essaye de rentrer car je suis dans l’incapacité de bouger et autour de moi j’entendais mes voisines et voisins de pallier aller et venir sans même s’arrêter pourtant ma copine m’a dit qu’elle entendait mes cris depuis le rez de chaussée .La suite c’est elle qui me la racontée, elle arrive à la porte de ma chambre essoufflée après avoir parcourue 20 minutes de marche rapide pour me rejoindre et appelle le samu qui fait intervenir les pompiers.Dans l’ambulance, toujours en train de faire ma crise d’angoisse on me parle mais je ne réponds pas. Arrivée aux urgences on me prends en charge rapidement, et c’est uniquement vers 00h que je sais ce que j’ai, une embolie pulmonaire, transférée en médecine interne on m’équipe de bas de contention.On me fait des examens complémentaires, scintigraphie où le caillou est découvert dans mes poumons, nouveau echo-doppler des 2 jambes ce coup si. Verdict le caillou de sang provenant de ma cuisse gauche, sachant que je me suis toujours plainte de la jambe droite.J’ai pris mon traitement anticoagulant pendant près d’un an, suivi au service de coagulopathie du CHU par un professeur très sympa.Aujourd’hui tout cela est derrière moi certes mais dès qu’approche cette date le 23 février, je lâche ma petite larme, et 5 jours après je suis contente de fêter un nouvel anniversaire car je reviens de loin et je suis heureuse de savoir cette fille dans ma vie car elle m’a sauvé la vie ce 23 février 2010.J’ai hâte d’ici l’an prochain février 2015 de pouvoir serrer dans mes bras mon pti loulou ou ma petite princesse. Heureuse comme tout dans ma vie professionnelle, ma vie sentimentale je suis soulagé de pouvoir être ici aujourd’hui.Même si je dois encore supporter aujourd’hui le traitement pour mon pemphigus qui m’a causé tant de soucis (diabète, surpoids et ostéonécrose des hanches) je suis contente d’être là et de me battre pour deux afin que mon compagnon et moi nous fondions notre famille.Et puis même si je dois me faire des injections de Lovenox pour prévenir tous nouveaux risques de phlébite et porter des bas de contention je le ferais.Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas.