Coraline, 21 ans, Victime d’une thrombophlébite cérébrale, Jasminelle (générique)

Le 20 avril 2014, alors que je me lève en pleine nuit, je ressens une douleurs au niveau de la tête, comme si j'étais touchée par la foudre. Toute la journée les douleurs sont très importantes mais étant migraineuse je pense à une crise intense (pas la même douleurs que d'habitude), je vomis, la lumière et le bruit me sont insupportables. Le soir ça va mieux grâce à des traitements adapté.
Mais le lendemain matin je réveille ma mère car je pensais que j'allais mourir tellement j'avais mal, le moindre mouvement était très douloureux, ma nuque également. Je me sentais très faible.
Nous appelons donc le médecin de garde, qui me fait entrer aux urgences directement. Elle suspecte une méningite, donc isolement.
Je suis prise en charge très rapidement : perfusion, morphine, scanner. A mon retour, on n'ose pas me regarder dans les yeux, je me doute que quelque chose ne va pas (je suis étudiante infirmière). On m'annonce une hémorragie du cervelet. Le choc…
Je suis transférée par le SMUR en Unité de Surveillance Continue dans un CHRU spécialisé.
On m'annonce alors que c'est une thrombophlébite cérébrale très importante car la veine principale du cerveau est bouchée sur 2/3 de sa longueur (sinus veineux sagittal supérieur).
La douleur est mal soulagée, je continue à vomir, j'ai déjà perdu 6kg en 3 jours.
Les médecins font le rapprochement avec ma pilule (générique de Jasminelle). J'étais allé chercher ma pilule 2 mois plus tôt et on m'avait donné un nouveau générique, enfin d'un nouveau laboratoire. Des boutons étaient apparus et j'avais mal au seins alors qu'avec les autres génériques non.
Ma gynécologue m'avait prescrit cette pilule me sachant migraineuse car elle était censée réduire mes crises. Moi qui lui faisait une confiance aveugle, elle ne m'a jamais parler d'autres contraceptifs… .
Je suis restée hospitalisée 2 semaines, mes études sont interrompues alors que je devais être diplômée en juillet.
Plus d'un mois après je présente toujours les signes d'hypertension intra-crânienne : un œdème papillaire qui limite mon champ visuel, la photo et phono-phobie sont toujours handicapantes et j'ai encore mal de tête.
Évidemment les contraceptifs œstroprogestatifs  me sont interdits.
Je suis sortie avec 2 injections de Lovenox par jour en attendant que le Previscan fasse effet (traitement sur minimum 6 mois) et j'aurais les résultats de mes tests génétiques en juillet.
Aucune analyse spécifique n'a été faite lors de la mise en place de ce contraceptif.
Je suis très en colère et j'aimerais sensibiliser l'opinion publique des méfaits de la pilule, contraceptif tellement banalisé de nos jours.
Ça aurait pu être pire, j'en suis consciente, mais surtout si j'ai une véritable mutation génétique je n'aurais JAMAIS dû avoir ce contraceptif sachant que je suis migraineuse avec aura.

Voilà mon histoire, à 21 ans alors que je fini mes études d'infirmière je me retrouve dans le rôle de la patiente au lieu de la soignante et je ne sais pas encore si je pourrais récupérer toutes mes facultés à cause d'une thrombophlébite cérébrale qui, je le pense, n'aurait pas du m'arriver.