Charlotte, 23 ans, Victime d’une embolie pulmonaire, Mélodia

Bonjour à toutes et à tous,
J'ai maintenant 23 ans, j'ai passé l'anniversaire de mes 22 ans à l'hôpital.
Tout commence le lundi 8 octobre 2012, je dois commencer mon premier jour de stage. Je me réveille, me douche, m'habille et soudainement je commence à me sentir mal. Je transpire, j'ai chaud, je déboutonne mon chemisier j'ai l'impression que je vais étouffer. Ma mère me fait asseoir sur une chaise en pensant tout d'abord à une grosse crise d'angoisse, quand je tombe dans les pommes. Une minute après, je me fais réveiller par ma mère en panique, j'ai les oreilles qui sonnent et je ne comprends pas ce qui vient de se passer. Je me lève pour aller m'allonger sur le canapé, et au passage je me regarde dans la glace : blanche et les lèvres blanches. On aurait dit une morte, je me souviendrai toute ma vie de ce visage que je ne reconnaissais pas comme étant le mien. Direction le médecin traitant en urgence, qui prend mon rythme cardiaque et là problème, il y a une anomalie. Mon médecin songe immédiatement à une embolie pulmonaire, elle me fait une piqure d'anticoagulants et m'envoie aux urgences. Arrivée aux urgences, je ne prends pas conscience de ce qui se passe. Je ne sais même pas ce qu'est une embolie pulmonaire, je pense ressortir le soir-même. Quand les urgentistes m'installent sur un lit et m'envoie passer un scanner, je commence un peu à me poser des questions. Je reviens toujours allongée dans la salle où j'étais accompagnée de mes parents attendant le résultat. J'entends les médecins parler entre eux "on va devoir la transférer à tel hôpital" pendant qu'une infirmière me met sous oxygène. Je pleure, je ne sais pas ce qui se passe, je suis perdue. J'ai 21 ans, hier encore je me sentais bien. Et là le bilan tombe, j'ai une embolie pulmonaire bilatérale massive. Deux caillots, le premier bouche l'artère et le second le bouche presque. Direction la réa, je me retrouve entourée de personnes âgées en fin de vie… J'y reste 4 jours et je suis transférée en soins continus pour 6/7 jours.Je suis sous perf pour les anticoagulants et j'attends que mon inr se stabilise pour pouvoir sortir et rentrer chez moi.  Je dois désormais porter des bas de contention quotidiennement. C'est le jour de mon anniversaire que les médecins me laissent enfin sortir de l'hôpital. J'ai dû faire deux prises de sang par semaine pour mesurer mon INR, prendre du previscan quotidiennement pendant 7 mois environ. Des recherches ont été faites par la suite, mais rien de concluant. On soupçonne l'association tabac // pilule. Je prenais mélodia (3e génération) et il n'y avait jamais eut un cas comme celui-ci dans ma famille.
Il y avait tout de même eut des signes avant-coureurs, j'avais du mal à respirer les deux semaines précédents mon hospitalisation. Je pensais que c'était un simple rhume, mais j'aurais dû prendre au sérieux les deux petits malaises que j'avais fait en montant des côtes ou des escaliers à cause de mon manque d'oxygène.
C'est une expérience qui a changée ma vie, faites vraiment attention, et par pitié oubliez la pilule, c'est toxique !!!