Caroline, 33 ans, embolie pulmonaire, Harmonet

Bonjour,
Novembre 2002 , j’ai bientôt 33 ans, je reprend la pilule , je l’avais arrêté pendant 2 mois, mon médecin me donne Harmonet un échantillon que les labos lui ont donné,
Les symptômes ont commencés vers fin novembre, je suis de plus en plus essoufflée( je réduis ma consommation de tabac), je transpire , j’ai le visage qui dégouline , et on est presque en hiver! Je suis de plus en plus fatiguée, je n’arrive plus à avancer,je dors sans arrêt, je m’endors en voiture j’ai 2 filles 12 ans et 7 ans qui sont obligées de m’aider à la maison, je vis seule avec mes filles en campagne me chauffe au bois et n’arrive même plus à prendre 3 bûches dans mes bras.
veille  des vacances scolaires de noël , il y a une petite fête à l »école de ma deuxième, je m’y rend avec difficultés, je tousse et j’ai mal au poumon droit, je me dis c’est pas possible j’ai une pneumonie ou pleurésie. Le soir tout s’accélère , la douleur au poumon s’intensifie, je n’arrive plus à respirer normalement, ma grande est partie en vacances chez son père et je me retrouve avec la petite, j’ai une tête à faire peur, j’essaie de lui cacher mon état. A 3h du matin, je ne tiens plus , la douleur est horrible , je me suis dis je vais y passer, j’appelle le médecin. Il reste 2 heures avec moi n’arrive pas à me dire ce que j’ai peut être une pneumonie. Il ne peut m’hospitaliser je n’ai personne pour garder ma file. Il me fait une piqûre m’installe au lit assise avec 3 coussins. Le lendemain, je dois aller à la pharmacie pour un traitement d’antibiotiques et je dois me rendre à l’hôpital pour passer une radio des poumons. Voyant mon incapacité à tenir debout et surtout conduire, mon pharmacien me conduit pour passer ma radio. Je commence mon traitement antibiotiques peu d’effets, moi mal mais même état lamentable. 31 décembre au soir, retour des douleurs mais là poumon gauche, j’appelle le médecin de garde, il me prescrit des antibiotiques en piqûres, génial!! Donc début du traitement le 1er janvier, je suis passée, j’ai mal aux poumons, j’ai une tête de zombi . J’attends le retour de vacances de mon médecin avec impatience.le lundi 7 janvier je me rend à son cabinet sans rendez vous, je lui explique le problème, elle me dit : vous faites un embolie pulmonaire, me donne un aspegic 1000 à prendre de suite. Le lendemain  mardi rendez’vous avec un pneumologue contrôle des gaz du sang et d’dimères. Le mercredi 8 rendez vous pour une scintigraphie et là ils me disent   » suspicion d’embolie pulmonaire » interdiction de marcher, risque de caillot. J’ai les poumons noyés au 3/4 de sang alors que mon embolie bilatérale remonte de décembre. Hospitalisation directe dans la foulée en service cardio, j’y reste une semaine , batterie d’examens tous les jours, anticoagulants , écho cardiaque et pour finir scan thoracique . Résultat de ma semaine d’hospitalisation on me dit : vous avez de la chance car vous ne devriez même pas être en vie vu l’embolie que vous avait fait! J’ai frôlé en plus l’embolie cardiaque ça c’est arrêter à 1mm du cœur Et vous êtes un cas on ne retrouve aucune trace de l’embole au scan. Je ressors avec bas de contentions pour une durée indéterminée et sous préviscan pour un an. Depuis ce jour je suis différente, je pense que j’ai vraiment frôlé la mort de prêt , de toute façon je l’ai senti.