Annie, 59 ans, Victime de thrombose veineuse profonde, Minesse

Votre association vient de m'être révélée grâce à l'Envoyé spécial du 14/02/13. Je la trouve vraiment très utile et j'espère que tous ces messages seront lus par les autorités médicales qui tardent vraiment beaucoup à faire un réel recensement de toutes les victimes de la pilule. Je suis sûre qu'il y a un nombre beaucoup plus important de victimes qu'ils ne le croient.
Pour ce qui me concerne, je m'en suis bien tirée contrairement à toutes celles qui ont de grosses séquelles, ou qui sont décédées. C'est vraiment scandaleux qu'on ne prenne pas suffisament en compte tous les témoinages des méfaits de certaines pilules.
Moi, c'est en 1999, à l'âge de 46 ans, que m'a été prescrite la pilule de 3 G Minesse, mon stérilet m'étant enlevé pour cause de fibromes et hémorragies. Six jours après la prise, j'ai ressenti une très forte douleur dans le mollet droit, comme un coup de poignard. Comme j'avais lu la notice et vu que cela pouvait être un des effets secondaires , j'ai contacté aussitôt ma gynécologe. Aussitôt, elle a pris un RV, pour moi, chez une phlébologue. L'échodoppler a révélé une thrombose profonde dans mon mollet droit.
Aussitôt, j'ai eu droit à un traitement adéquat, pendant quelques mois. J'ai donc échappé à l'embolie pulmonaire. Un grand merci à mes médecins hyper-réactifs.
Quand on lit tous ces messages,  on voit bien que les cas graves sont liés à un manque de mise en garde de la patiente vis à vis de la pilule. Et un défaut de réactivité du corps médical qui ne voit que trop les avantages des pilules et pas assez ses méfaits tragiques.
J'espère que nos  témoinages serviront à préserver les futures utilisatrices des pilules.
Toutes ne sont pas anodines, il faut que cela soit clamé haut et fort.