Anne-Cécile, 25 ans, Victime de phlébite, Minerva

Au mois de mai, j'ai été prise d'une vive douleur dans le mollet, venant de reprendre le sport, je pensais avoir fait un mauvais mouvement. J'ai donc laissé passer quelques jours, jusqu'au jour où je me suis réveillée le pied gonflé et ne pouvant plus le poser à terre. J'ai commencé à paniquer et à me renseigner sur les symptômes à travers la toile. Ma mère ayant eu une embolie pulmonaire  dû à la pilule, je me doutais du diagnostic. Je suis donc allée chez le médecin et lui ai tout de suite fait part de mon inquiétude quant à une possible phlébite. Il n'a pas voulu me croire car pour lui à 25 ans, faire une phlébite "c'est trop jeune". Direction donc les urgences où effectivement on me diagnostique une phlébite superficielle; après analyse et constat de mes antécédents familiaux, elle s'est avérée être provoquée par ma contraception: la pilule Minerva qui me fut prescrite 3 mois plus tôt.
Pas une fois, depuis mes 18 ans, je n'ai eu une analyse de sang, et pas une fois on ne m'a demandé mes antécédents familiaux, et même sans qu'on me le demande, je précisais toujours que ma mère avait fait une embolie pulmonaire, et pourtant cette pilule me fut prescrite. Désormais, je me retrouve sans mode de contraception autre que le préservatif, ayant essayé et non toléré toute autre alternative et étant donné que les hormones me sont désormais proscrites, ainsi qu'avec des effets secondaires dûs à la pilule et à l'arrêt de celle ci: acné, prise de poids…