Amandine, 33 ans, Diane 35

Bonjour,

Voilà j'ai 33 ans, je ne fume pas, mange sainement, et ne bois qu'aux occasions et suis abasourdie par la nouvelle sur Diane 35 que j'ai pris pendant plus de 5 ans ! voilà donc le nom de la responsable des mes problèmes de santé….
En 2003, un gynécologue me prescrit diane 35, vantant ses mérites…. je fais confiance à ce médecin et change donc de pilule contraceptive. Un soir je me couche avec des maux de tête aigus, je dors très mal, et me réveille avec une douleur horrible, des nausées et la perte de vue coté gauche, tant bien que mal, je vais en cours, et la douleur est si intense que je vais à la pharmacie demander conseil. La pharmacienne très inquiète m'accompagne vite chez la neurologue au dessus de la pharmacie soupçonnant une tumeur… je pars aux urgences, je passe un scanner, verdict : ils pensent que j'ai un anévrisme… je continue mon périple dans les couloirs de l'hôpital, IRM et batterie d'examens plus tard, on annonce par téléphone à ma famille que je risque de mourir !!!!!! (j'ai 23 ans et je fais mes études à 600km de ma famille) imaginez l'impact d'une telle annonce ! mais on se garde bien de me le dire, je suis donc seule dans cet hôpital, on me place sous contrôle durant 5 jours, je suis sous morphine, et avec une lentille de contact pour me soulager (aujourd'hui cela me fait "rire") . J'entends juste les infirmières me condamner au pire…… personne ne sait rien, personne ne me dit rien. La raison invoquée ? pour ne pas me stresser d'avantage et déclencher le pire.

Au bout de quelques jours, je sors de l’hôpital, les médecins me disent "on s'est trompé" vous avez un anévrisme à surveiller…. ok je décide tout de même de demander l'avis d'autres médecins. Mon dossier est bloqué sur Grenoble mais un médecin neurologue d'Amiens parvient à y avoir accès…. honteux qu'on lui refuse mon dossier bref.
Je refais des examens de contrôle mais apparemment j'échappe au pire… retourne à mes études sur Grenoble, où je consulte une neurologue, on me prescrit des lunettes de vue, elles me gênent et j'ai toujours des maux de tête et nausées.
Je re-consulte un neurologue 1 an plus tard mais à Amiens, vue parfaite "vous n'avez pas besoin de porter des lunettes"……
Les médecins se contredisent sans arrêt.
2006 rebelote, maux de tête très forts, douleur dans le dos, nausées, j'ai envie de me taper la tête contre les murs, tout m'insupporte, la lumière, le bruit, me lever est un enfer……je ne mange plus et ne dors plus.. je pars aux urgences dans l'heure qui suit, personne ne trouve rien "on ne comprend pas"….. c'est ça le plus terrible, avoir mal et que personne ne soit capable de vous aider, je voulais mourir tant la douleur était forte… on me place 48h sous morphine puis ne trouvant rien, on me laisse sortir au plus mal… sans m'apporter de solutions.
Le lendemain après une nuit atroce, tordue de douleurs, je décide de remonter auprès de ma famille dans un état pitoyable, à peine sortie du train, on file aux urgences, on essaie de trouver d'où provient cette douleur… j'ai tout entendu, entre anévrisme, tumeur, mais jamais personne n'a remis en cause ma pilule, pourtant à chaque consultation on me demande qu'elle est le nom de ma contraception. Je passe entre les mains de neurologue, ostéopathe, ORL, dentiste pour comprendre pourquoi j'ai aussi mal, aussi brusquement……. et rien.
Je suis au plus mal, et on ne me trouve RIEN. L'angoisse, la fatigue, la peur m’envahis… et j'arrête de prendre la pilule à ce moment là. Je ne veux plus de médicaments, plus rien, puisque rien ne marche… et les douleurs cessent. je n'ai depuis (je croise les doigts) plus jamais eu de douleurs, de céphalées orbitales, de fortes nausées etc

Si à l'époque j'avais des doutes sur cette pilule on m'aurait ri au nez, je me souviens d'un médecin qui ne croyait pas à ma douleur et aujourd'hui je suis en colère et néanmoins soulagée de pouvoir mettre un nom sur LA responsable de ce parcours médical en point d'interrogation. Je suis sidérée que l'on puisse laisser sur le marché des médicaments dangereux sans en avertir les patients, c'est une honte !