Alexandra, 34 ans, Victime d’embolie pulmonaire, Gestodène

Alexandra a été victime d’une embolie pulmonaire, le 30 décembre 2011.

Quand elle a lu les autres témoignages dans la presse, elle aussi a décidé de déposer plainte et… de parler. Alexandra Monin est une habitante de Doncourt-lès-Conflans, dans le Jarnisy (54). Elle accuse sa pilule de 3e génération d’être à l’origine de son embolie pulmonaire, survenue le 30 décembre 2011. Début 2012, la jeune maman était à nouveau hospitalisée… pour un infarctus du poumon. Trois semaines qu’ils l’ont gardée. Surtout, le pronostic vital était engagé. « J’ai vu la mort par le petit trou de la serrure. »

La Faucheuse ne franchira pas la porte mais Alexandra ne s’en sortira pas indemne. Agée aujourd’hui de 34 ans, elle est rapidement essoufflée, ne peut marcher trop longtemps et les séquelles de son accident lui interdisent d’avoir son petit Valentin, 2 ans, dans les bras. « Je ne peux plus soulever des charges supérieures à 10 kg », se lamente celle qui a perdu également son job d’ambulancière.

Pour Alexandra, sa pilule, du Gestodène-Ethinylestradiol, est à l’origine de son mal. Il s’agit d’un médicament générique fabriqué par le laboratoire Biogaran (qui n’a pas donné suite à notre appel, hier). « Pendant cinq ans, j’ai pris du Moneva. Je n’ai jamais eu de soucis. Et là, au bout de sept mois avec ce contraceptif, je fais une embolie. Les médecins m’ont dit qu’elle était consécutive à une absorption de pilules, même s’ils n’ont pas précisé lesquelles. Mais à l’époque, je ne prenais que le Gestodène. »

N’ayant jamais eu de problèmes de santé et ne fumant plus depuis trois ans et demi, la Doncourtoise pense que le fait d’avoir pris un « générique » a favorisé l’embolie. « Si j’achetais ce médicament, c’est parce que le Moneva n’était plus remboursé par la Sécu », précise celle qui a également déposé plainte contre l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). « Le laboratoire a créé des pilules très dangereuses tandis que l’ANSM n’aurait jamais dû autoriser leur commercialisation. » En attendant le procès dont elle espère une tenue rapide, Alexandra essaye d’alerter autour d’elle un maximum de femmes « en âge de procréer . Elles ne doivent surtout pas prendre les pilules de 3e et 4e générations. »